Monthly Archives: juillet 2012

Interview de Fabien Clavel

Interview de Fabien Clavel

Pour la sortie de la nouvelle édition de ses romans Nephilim, Fabien Clavel a accepté de répondre à nos questions :

Ø Héritiers de Babel (HdB) : Alors tout d’abord bonjour Fabien, peux-tu te présenter en quelques mots pour ceux qui n’auraient pas la chance de te connaître ?

Ø Fabien Clavel (FC) : Eh bien, j’en suis à bientôt 34 ans cette année, dont dix à écrire pour une vingtaine de romans. Mon domaine préféré reste les littératures de l’imaginaire : fantasy, fantastique, science-fiction, thriller, etc. Je suis entré en écriture par le jeu de rôle puisque mon premier manuscrit achevé a été un roman se situant dans l’univers du jeu d’un copain (des fées à la Belle Époque). Et puis mes premiers romans publiés ont été la tétralogie Nephilim chez Mnémos. J’ai même un peu travaillé sur le jeu en écrivant la campagne « Les Atlantéides » avec un certain Florent Cautela. Tu le connais ?

Ø HdB : Oui c’est un chic type. Sinon, comment as-tu découvert le jeu de rôle Nephilim ? Et qu’est-ce qui t’a amené à écrire un roman sur cet univers ?

Ø FC : Je l’ai découvert en travaillant pour Multisim. J’ai corrigé des suppléments du jeu. Plus tard, j’ai fait quelques parties mais ma connaissance est surtout livresque. En fait, je suis arrivé chez Mnémos avec un roman se situant dans l’univers des « Héritiers » d’Eric Paris, jeu qui mériterait vraiment d’être publié. Célia Chazel, qui officiait chez Mnémos à l’époque, a préféré me confier un autre projet concernant l’adaptation en roman de Nephilim, troisième édition. J’avais justement commencé à plancher sur un projet de sept romans dans différentes capitales européennes. J’ai donc lu les livres-univers pour me familiariser avec toutes les possibilités offertes, lu les deux trilogies déjà existantes. Ensuite, j’ai prévu mon plan et mes personnages de manière à couvrir la plus grande partie de l’univers. Pour le premier tome, on m’a dit que ce serait bien d’avoir un Ar-Kaïm ; c’était ce que j’avais prévu. Pour le deuxième, on m’a dit que ce serait bien d’avoir un Selenim ; c’était aussi ce que j’avais prévu. A partir de là, la collaboration s’est déroulée très harmonieusement.

Ø HdB : Tu parles de 7 romans, mais seulement 4 ont été édités, qu’en est-il des trois autres ?

Ø FC : J’avais prévu une heptalogie pour aller de pair avec ma fraternité de l’Hepta mais la collection semi-poche coûtait trop cher par rapport à ses ventes. On a dû arrêter la série au bout de quatre. J’ai dû conclure plus rapidement que prévu dans le quatrième volume. Plus tard, j’ai repris une partie des idées mises de côté pour mon roman « Homo Vampiris » qu’on peut considérer comme une suite non officielle puisqu’il s’agit de vampires et non plus de Nephilim mais la filiation est forte. Le finale à Prague et les scènes du métro de Pékin viennent de brouillons pour Nephilim. Néanmoins, avec la réédition, j’ai l’occasion de proposer une fin plus satisfaisante à mon cycle. C’est pourquoi le volume 1 comporte un chapitre inédit avec Wag qui annonce des événements à venir pour une fin inédite dans le volume 2 de l’intégrale.

Ø HdB : Donc, tes quatre romans sont réédités en deux volumes. Pourquoi ce choix ?

Ø FC : La tétralogie était trop importante pour tenir en un seul volume, donc on a divisé en deux, tout simplement. L’idée était de proposer une intégrale, comme pour Johan Heliot avec la trilogie de la Lune, donc ça ne valait pas le coup de reprendre quatre volumes séparés. On a donc un bel objet avec deux couvertures qui se suivent, des rabats et tout.

Ø HdB : Et sinon quelles autres modifications as-tu apportées à tes romans (fond, forme) ?

Ø FC : J’avais déjà réfléchi à une éventuelle réédition du cycle. Au départ, les romans devaient être lisibles séparément. En intégrale, cela n’est plus utile, au contraire. Pour lier davantage les trois premières histoires entre elles, j’ai réécrit presque toutes les en-têtes de chapitre afin de montrer comment les histoires se superposent. Cela permettait également de donner des informations plus subtilement sur l’univers Nephilim et d’ôter le glossaire à la fin. Le volume 1, le « Syndrome Eurydice » a été profondément remanié, surtout pour éliminer les longueurs inutiles, corriger des points de vue flottants, alléger le style. « Anonymus » a connu surtout du ravaudage stylistique. J’ai resserré la chronologie, mis à jour certains éléments, et ajouté des allusions à d’autres de mes livres. Enfin, j’ai enlevé le découpage en 7 chapitres pour retrouver un peu plus de liberté de mouvement. Certains chapitres ont été redistribués. Et puis, un chapitre inédit a été ajouté.

Ø HdB : Tout ça redonne envie de relire ton roman. Combien de temps tu as mis pour effectuer toutes ces modifications ?

Ø FC : Quelques semaines pour l’ensemble, mais j’y réfléchissais depuis un moment. Tout était prêt dans ma tête.

Ø HdB : Et tout ce travail sur tes romans Nephilim ne t’a pas donné envie d’écrire d’autres romans dans cet univers ?

Ø FC : Déjà, ça m’a donné l’occasion et l’envie d’écrire quelques nouveaux chapitres pour une fin inédite dans le volume 2 que j’imagine conséquente pour l’instant : je table sur 100 000 signes supplémentaires. Pour le reste, je n’ai pas forcément envie de me replonger davantage dans d’autres romans de cette série. J’ai beaucoup d’autres projets qui m’ouvrent des expériences nouvelles. Néanmoins, je n’ai pas le cœur à abandonner complètement mes personnages. Déjà, on retrouve le lieutenant Nogar dans d’autres romans (« La Légion des Stryges », « Homo Vampiris », « Décollage immédiat », « Les Adversaires ») et je pense que des gens comme Azarian risquent de pointer le bout de leur nez de temps en temps. En guest stars.

Ø HdB : Merci pour toutes tes réponses. Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Ø FC : En me penchant sur la fin du texte, je me rends compte que beaucoup de pistes avaient été laissées en friche. Ce sera pour les lecteurs l’occasion d’avoir une impression d’achèvement cette fois. Cela permet aussi de relier les fils déjà tissés avec de nouveaux motifs en lien avec la troisième édition du jeu. En tout cas, j’aurai pris beaucoup de plaisir à retravailler et compléter ce cycle. J’espère que ce plaisir sera partagé.

Pour en savoir plus sur Fabien Clavel : son blog personnel

Palimpseste 14

Palimpseste 14

A défaut de nous amener le soleil, le mois de Juillet nous dévoile son nouveau Palimpseste.

Celui-ci nous offre l’occasion de redécouvrir L’Aigle Noir, un scénario de Damien Rocroy publié dans le Backstab n°14.

 

Découvrez aujourd’hui ce scénario revisité par l’auteur et adapté pour Nephilim : Initiation ! Et coup de chance : le dessinateur qui avait illustré ce scénario Emmanuel Michalak, nous a autorisé à réutiliser ses oeuvres de l’époque !

Une production donc, à l’image de l’ancienne, mais en mieux ;-)

 

Télécharger le Palimpseste 14 (9,3 Mo)

Les Chevaliers de la Martingale

Les Chevaliers de la Martingale

Article réservé aux meneurs de jeu.

Cette obédience templière de Manteaux Noirs apparaît dans le scénario Les Yeux d’Esméralda de Stéphane Marsan (Casus Belli HS n°12 ou Palimpseste 8). La présentation de cette faction intègre les événements de ce scénario.

Histoire

L’ordre des Chevaliers de la Martingale a été créé récemment dans les années 90 par un Chevalier-Veilleur du nom de Sebastian Pennborg – un grand fanatique de jeux de tout type – dans l’unique but de participer au Grand Jeu. Le Grand Jeu est un plan templier visant à étudier l’Alchimie. Pennborg a créé cette obédience en secret sans avertir sa hiérarchie.

C’est la découverte d’un fragment de la Table d’Emeraude qui a déclenché le début de la partie (cf. Les Yeux d’Esméralda). Cette phase du Grand Jeu a d’ailleurs failli causer la perte de ce Glorieux Alliage.

Siège

Les Chevaliers de la Martingale se sont installés en premier lieu dans le casino de Flotville. Salle de jeux pouvant assouvir la passion du jeu de Pennborg et QG pour les Chevaliers, ce siège est une ferme templière servant de couverture aux activités criminelles de groupuscules mafieux de la région.

Organisation

Les Chevaliers de la Martingale sont hiérarchisés en trois niveaux d’initiation. A la tête de l’obédience, le maître tout puissant dirige et mène les différentes parties en cours (cf. Complots). Son symbole : une pièce d’échec – le roi – couronné d’une croix patté.

Ensuite, sous ses ordres directs, neuf Chevaliers joueurs répartis en trois ordres, les Cavaliers, les Fous et les Tours. Les Cavaliers s’occupent des missions musclées : éliminer un adversaire gênant qui aurait triché, repérer une nouvelle zone de jeu, etc. Les Fous sont les seuls Chevaliers avec le Maître à pratiquer l’Alchimie. Le Maître les choisit pour leurs connaissances alchimiques, leurs goûts du jeu, et exige que le Fou ait déjà utilisé auparavant un homoncule, base de tous les rites templiers de cette obédience. Les Tours ont pour mission principale de vérifier que tous les participants au Grand Jeu respectent les règles. En cas de non respect, ils dépêchent un Cavalier ou plusieurs Agents pour éliminer le tricheur. Ils sont également en charge de superviser la sécurité du siège de l’ordre, et notamment en protégeant le patrimoine magique.

Enfin, les Agents constituent le dernier échelon des Chevaliers de la Martingale. Chaque groupe de Chevaliers a environ une demie douzaine d’Agents – Pions – sous ses ordres. Ils exécutent les basses besognes et autres missions de second rang.

Méthodes

Cette obédience a gardé les méthodes des Chevaliers Veilleurs, c’est-à-dire plutôt dans la discrétion et en évitant le plus possible d’utiliser la violence; la seule exception étant le sort réservé au tricheur : l’élimination pure et simple. Les Chevaliers joueurs sont les maîtres du bluff et de la stratégie. Chaque mission est vécue comme une phase de jeu, étape du Grand Jeu. Le Maître a dans ses bureaux à Flotville de grands plateaux de jeux représentant les différentes parties en cours. A chaque avancée ou recul, il est amené à déplacer les pions tel un joueur d’échec.

Influence

Malgré leur grande discrétion – même leur hiérarchie ignore leur existence – les Chevaliers de la Martingale sont globalement assez influents dans le milieu du jeu : casinos, hippodromes, salles de poker, etc. Ils connaissent beaucoup de grands joueurs et de personnalités corrompus par le vice du jeu (politiciens, sportifs, stars du showbiz…) qu’ils activent à loisir contre le solde d’une dette de jeu.

Complots

Après s’être intéressés à la Table d’Emeraude, les Chevaliers de la Martingale ont décidé de retrouver le Mercure des Philosophes, le cocon du Lion Vert en envoyant des Agents à Prague, à Venise et sur l’ancien site de Mohenjo-daro au Pakistan. Une nouvelle partie vient de commencer.

L’Eglise dans Nephilim

L’Eglise dans Nephilim

 

En 1999, Hicham et Nicolas Swiatek nous offraient un article consacré à la place de l’Eglise dans l’Univers de Nephilim. Publié à l’époque dans l’excellent magazine Kaotic n°2, celui-ci n’avait pas manqué d’attirer notre attention !

13 ans plus tard, nous sommes fiers de vous faire redécouvrir cette petite pépite : une aide de jeu officielle, très complète, qui illustre le point de vue de l’Eglise sur les Immortels. Une opinion sommes toute assez trouble, qui n’affirme rien et laisse place à toute votre imagination.

Que le sujet vous intéresse ou vous soyez simplement curieux, nul doute que vous souhaiterez exploiter ces révélations après cette lecture.

À télécharger sans plus attendre l’Aide de jeu :